Un Monde
D'Avance| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Nous vivons un moment unique dans une vie de militant. Sous nos yeux, une crise majeure se déploie et nous appelle à prendre nos responsabilités. L’intérêt de ce moment que nous vivons est moins la satisfaction de voir que cette crise valide les analyses et propositions que nous faisons depuis plusieurs années, mais que cette crise affirme la nécessité de construire un monde nouveau. En tant que socialistes, nous devons prendre à bras le corps cette occasion pour mettre en œuvre nos idées de transformation sociale.
L’inquiétude qui est la mienne au moment où je vous parle, c’est que les salariés que je rencontre dans toute la France, des salariés qui luttent pour leur emploi et leur pouvoir d’achat, ces salariés ont peur de l’avenir. Et je sais que la peur, qui précède souvent la révolte, n’est pas une bonne conseillère. Il est loin d’être acquis que de la crise, de la peur, surgira nécessairement un progrès, il n’y a pas d’automaticité. Je le dis avec gravité et solennité : nous avons une immense responsabilité politique qui consiste à proposer des réponses politiques, un espoir, contre la violence de la crise sociale qui va s’ancrer en France, et contre le déclassement social programmé de millions de nos concitoyens qui risquent de prendre un ascenseur social ne les conduisant plus que vers le bas.
Nous allons sans doute au-devant d’une grande catastrophe sociale. Je ne m’en réjouis pas. Je constate simplement qu’elle donne enfin l’occasion de se pencher sérieusement sur ce qui ne va pas dans notre société. Et il n’y a pas de grande crise sociale sans crise politique, car face aux difficultés, le risque est grand que beaucoup de Français, parmi ceux qui souffrent le plus, considèrent que leur bulletin de vote ne sert plus à rien, que la démocratie est stérile. Regardons ce qui se passe déjà ailleurs en Europe, où des forces politiques racistes, xénophobes, anti-démocratiques, ont désormais le vent en poupe, notamment auprès des jeunes et des classes populaires. Ne croyons pas trop vite que ce qui s’est déjà exprimé pendant plus de vingt ans dans le vote extrémiste en France soit désormais derrière nous.
La responsabilité de la gauche s’est de se tourner enfin, franchement, vers ceux qui ont besoin de nous. Nous avons l’exigence de leur parler de leurs difficultés concrètes, de leur donner des réponses efficaces, de s’intéresser prioritairement à leur avenir. Nous avons l’exigence d’incarner un espoir, et non pas de nous replier derrière des logiques gestionnaires, qu’elles soient locales ou nationales. Malheureusement, notre parti donne trop souvent le sentiment d’être une gauche rassasiée, repue, indifférente au sort des hommes et des femmes de ce pays, d’abord préoccupée par son nombril. C’est avec cette gauche rassasiée que nous avons le devoir de rompre à l’occasion de ce congrès.
L’intérêt particulier du contexte, c’est que nous sortons enfin des faux débats entre socialistes. Nous sommes tous réformistes depuis 1920, c’est dans notre patrimoine commun et assumé. Aujourd’hui, les faits nous donnent raison, nous qui critiquons depuis longtemps la logique de ceux qui renoncent trop facilement à comprendre le monde et qui ne savent plus sur quoi exercer leur réformisme lorsqu’il s’agit d’économie. Avec la crise financière et sociale, avec la nécessité d’apporter des réponses à hauteur des enjeux, la crédibilité a changé de camp. C’est ce que nous sommes et ce que nous représentons qui nous autorise aujourd’hui à proposer les réponses les plus crédibles et les plus efficaces pour mieux réglementer les marchés financiers et pour restaurer la cohésion sociale.
Nous sommes crédibles car nous sommes cohérents avec les causes et les conséquences de la crise. C’est pourquoi nous sommes les mieux armés pour faire face au véritable « renversement de cycle » enclenché par la crise financière et économique actuelle. Bien sûr, d’autres responsables socialistes affirment aujourd’hui la nécessité d’un « pôle financier public », d’un moratoire sur les licenciements boursiers et les délocalisations, de restrictions au libre-échange… mais ils ne vont pas encore assez loin dans les réponses.
Il faudra bien par exemple agir sur la répartition de la valeur ajoutée entre le capital et le travail. Cela devra se faire au niveau européen car il faut contrer la stratégie économique de l’Union européenne qui favorise la compression des revenus salariaux ; lors de leur prochaine campagne pour les élections européennes, les socialistes devront donc, s’ils veulent être cohérents, afficher leur volonté de rompre avec les dogmes, le mandat et les statuts de la Commission comme de la Banque centrale européenne. Nous aurons besoin pour cela d’instaurer un véritable rapport de forces politique en Europe, et de nous mobiliser collectivement au-delà des divisions du « oui » et du « non ». Mais nous devrons également dire clairement que l’on ne peut plus attendre un certain nombre de progrès d’une Union européenne à 27 ; la stratégie de progrès et de développement devra reposer sur un groupe restreint de pays volontaires pour coordonner leurs politiques économiques, engager l’harmonisation fiscale, préserver leur modèle social, protéger leurs travailleurs…
Les circonstances posent également la question du libre-échange, celle qui permet à certains de nous dépeindre comme de dangereux protectionnistes, voire des nationalistes quand ce n’est pas comme des bellicistes ! Tout démontre aujourd’hui, que ce soit dans la crise financière ou dans les catastrophes industrielles en cours en Europe ou aux Etats-Unis, que le libre-échange généralisé n’est plus adapté à un fonctionnement harmonieux de l’économie mondiale, et qu’il entraîne des catastrophes sociales que nos concitoyens ne sont plus prêts à accepter. Et malgré cela, nous devrions continuer de le considérer comme un dogme en Europe et en France, alors même que certains de nos concurrents économiques s’en affranchissent en pratiquant le dumping social, fiscal ou environnemental ? Oui, nous voulons des restrictions au libre-échange au niveau européen car elles seules peuvent nous garantir, dans la compétition économique mondiale, que notre pays ne sera pas bientôt un champ de ruines peuplé de chômeurs.
Nous assumons pleinement que c’est sur cette question du libre-échange que la crédibilité et la cohérence du projet politique des socialistes sont désormais principalement posées. Mais il y a d’autres questions qui appellent de la crédibilité et de la cohérence de la part des socialistes… Etre politiquement crédible aujourd’hui, cela veut dire que l’on ne peut pas être d’accord avec Nicolas SARKOZY. Et on ne peut être de gauche tout en se disant compatible, sur tel ou tel sujet ou au nom d’un prétendu « intérêt général », avec Nicolas SARKOZY. Ceux qui le disent, puisqu’il s’est toujours trouvé, depuis un an et demi, au moins un socialiste pour être d’accord avec Nicolas SARKOZY, ceux-là nous ont fait beaucoup de mal et ils n’auront aucune place dans la nouvelle direction du PS. La droite qu’incarne le président de la République est dure, radicale quand elle n’est pas vulgaire. Avec cette droite, aucune forme de solidarité n’est possible. Les lois liberticides qu’elle met en œuvre devraient suffire à nous en convaincre et à dresser une barrière infranchissable : j’en veux encore pour preuve la chasse aux immigrés qu’elle n’a de cesse d’organiser. Pour les socialistes, la cause de la liberté est intangible, et elle se conjugue depuis les origines de notre mouvement avec celle de l’égalité et de l’émancipation sociale. Le PS doit comprendre que là est son combat.
Cela semble évident de le dire, mais ce n’est malheureusement pas une évidence au PS, et on ne peut faire l’économie d’une critique de ceux qui dirigent le PS depuis des années. C’est comme si nous avions une « génération maudite » à la tête de notre parti, qui semble ne pas comprendre que le peuple l’a sanctionnée à deux reprises en 2002 et 2007. Comme elle ne comprend pas, elle semble parfois vouloir régler des comptes avec ce peuple qui lui aurait manqué. J’ai au contraire la conviction que nous avons perdu parce que nous avons manqué au peuple sur des questions essentielles comme les salaires, la cohésion sociale, la diversité… Nous perdons les élections parce que notre projet de crée pas d’espoir. Et comme nous ne voulons pas comprendre pourquoi nous perdons, nous sacrifions notre candidat lorsqu’il ne se sacrifie pas lui-même… Au fond, on fait comme si on changeait pour que rien ne change.
Alors que le monde change autour de nous, rien ne serait pire qu’à l’issue de ce congrès, rien n’ait changé au PS. Il y a de multiples raisons d’avoir confiance dans la capacité du PS à changer et à être à la hauteur de ses responsabilités. Les militants, qui sont souvent en première ligne lorsqu’il faut défendre nos positions ou nos grandes réformes comme les 35 heures, et qui le sont d’autant plus lorsque leurs dirigeants sont absents de ces combats ! Les élus, à la tête de leurs collectivités locales, eux aussi en première ligne pour réparer les dégâts de la politique de la droite ou pour préparer une alternative. Les parlementaires, qui mènent face au Gouvernement des combats difficiles parce que ingrats et peu connus du grand public.
Mais ce qui manque aujourd’hui au PS, c’est une orientation claire et combative. Je vous le dis ce soir à vous tous qui vous êtes mobilisés autour de notre motion, et je le dis en pensant à ceux qui en ce moment défendent notre orientation dans les sections et fédérations : nous avons d’ores et déjà gagné la bataille des idées. Ils sont tous venus à un moment ou à un autre sur notre ligne politique car elle est la seule à être à la hauteur des circonstances. Leur transhumance précipitée de la droite vers la gauche ressemble d’ailleurs moins à celle des éléphants qu’à celle des gnous. Après des années d’une lente mais certaine dérive du PS vers sa conversion aux recettes économiques libérales, nous voici tous devenus adeptes d’une réglementation résolue de l’économie et de la finance ! Mais je ne veux pas faire de procès en « insincérité », cela fait seulement de moi un premier signataire de motion heureux.
Cette première victoire est notre force mais nous devons nous assurer que cette conversion n’est pas celle d’un instant et qu’elle ne durera pas que le temps d’un congrès. L’orientation que nous portons doit devenir le projet politique durable et collectif du PS. Ce doit être la ligne d’une direction cohérente et renouvelée, quand certains résument l’enjeu du congrès au choix d’un chef dont les militants auraient besoin avant toute autre chose ! C’est pour cette raison que je vous appelle, que j’appelle les socialistes au vote utile, au vrai vote utile dans ce congrès.
Le vote utile, c’est celui qui permettra au PS de revenir au centre de gravité de la gauche, au cœur des classes populaires et des classes moyennes. Avec la ligne politique qui est la nôtre, le PS sera le mieux armé pour répondre aux questions qui traversent toutes les forces de la gauche politique ainsi que les mouvements sociaux et associatifs. Reconnaissons que sur les questions essentielles du rôle de la puissance publique, de la démocratie et de notre capacité à instaurer une 6ème République, de la question sociale, de la réorientation de la construction européenne… sur toutes ces questions, tous les militants de gauche sont interpellés de la même façon et c’est pourquoi notre priorité doit être le rassemblement de la gauche.
Cette ambition ne peut pas souffrir d’ambiguïté. C’est pourquoi je regrette profondément nos tergiversations vis-à-vis du MODEM. Souvenons-nous quand même qu’il a été proposé à François BAYROU, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2007, de mettre en œuvre le programme de la gauche au Gouvernement ! Il faut le dire clairement : la stratégie du PS est et doit demeurer celle du rassemblement de la gauche. L’alliance avec le MODEM n’est souhaitable ni au niveau local, ni au niveau national, car cela revient à faire incarner l’espoir et à confier la victoire à d’autres qu’à nous-mêmes. La clarté sur cette question est essentielle, et le prochain Premier secrétaire du PS devra lui-même incarner cette clarté, pour éviter toute confusion lors des prochains scrutins, notamment pour les élections régionales ; il en ira sans doute de son autorité sur tout le parti. Le PS ne peut pas redevenir, comme l’était la SFIO, un parti d’alliances à géométries variables.
Le vote utile est celui qui réaffirme la place centrale du PS dans le rassemblement de la gauche. Je le dis au passage car on me l’a fait remarquer : je ne suis pas l’arme anti-Besancenot du PS ; si je dois être une arme, c’est une arme anti-Sarkozy que je veux être. Qu’on ne me demande pas d’éteindre le « feu » Besancenot ! Ce qui m’intéresse, c’est d’éteindre le « feu » Sarkozy ! Mon problème n’est pas le NPA. S’il ne veut pas dépasser le stade de la contestation et s’il ne veut pas prendre ses responsabilités, c’est son problème, pas le mien ni celui du PS. Je sais en revanche que nous ne pouvons nous passer d’aucun militant de gauche dans les circonstances actuelles qui sont celles d’une résistance à la droite, et que notre énergie doit être entièrement consacrée à nous opposer à Nicolas SARKOZY et à convaincre les Français d’avoir confiance en nous.
Demain, lorsque nous reviendrons au pouvoir, ce sera évidemment dur de réformer et de répondre aux espoirs. Ce sera dur, car nous serons alors dans la France d’après-Sarkozy, ravagée par la crise sociale, par le démantèlement des services publics, par l’étouffement des collectivités locales, et même par l’immoralité de son comportement politique. Mais nous devons être prêts à surmonter cette épreuve car nous le devons. Tout dépend de nous. Je sens bien que quelque chose se passe au sein du PS. Alors, je le dis encore aux militants socialistes et à travers eux aux Français : choisissez le vote utile pour que le PS redevienne l’outil privilégié de l’espoir que nous devons retrouver collectivement.
Socialistes, essayez la différence pour avoir de nouveau « un monde d’avance ».
PARIS, 30 octobre 2008 (AFP) - Benoît Hamon, candidat à la succession de François Hollande, a appelé les militants socialistes "au vrai vote utile" pour le congrès de Reims à la mi-novembre, celui pour la motion "Un monde d'avance" qui remettra le PS "au coeur de la gauche".
"Je vous appelle, j'appelle les socialiste au vote utile, au vrai vote utile", celui qui peut conduire le PS à "revenir au coeur de la gauche, au coeur des classes populaires et des classes moyennes", a déclaré le député européen au cours d'une réunion publique devant plus de 500 militants dans le quartier Montparnasse à Paris.
A une semaine précisément du vote des militants sur les motions pour le 75e congrès du parti, Benoît Hamon, 41 ans, a assuré que "quelque chose se passe" à l'intérieur du parti. "Il est maintenant temps d'essayer la différence", a affirmé le député européen, dont la motion est défendue aussi par toute la gauche du parti (Henri Emmanuelli, Jean-Luc Mélenchon, Marie-Noëlle Lienemann) et Pierre Larrouturou, auxquels il a rendu hommage pour leur soutien.
Crédité de 15 à 20% des voix des militants jeudi prochain, Benoît Hamon a regretté que son parti, "quelque part, donne trop le sentiment d'être une gauche rassasiée, repue". "Cette gauche indifférente au sort des hommes et des femmes de ce pays, si préoccupée par son nombril (...), c'est avec cette gauche rassasiée que nous avons le devoir de rompre à l'occasion de ce congrès", a-t-il lancé sous les vivats d'un public enthousiaste.
Selon lui, "si nous n'avons pas gagné en 2002 et 2007, c'est parce que nous avons manqué au peuple".
Il a défendu "le rassemblement de toute la gauche". Faisant observer qu'il est parfois présenté comme l'arme anti-Besancenot du PS, l'eurodéputé a lancé: "si je dois être une arme, c'est une arme anti-Sarkozy. Nous serons confrontés à trop de violence demain dans la société française pour que nous puissions nous passer d'un seul militant de gauche quand viendra le moment de la résistance".
"Qu'on ne me demande pas d'éteindre le feu Besancenot, ce qui m'intéresse, c'est d'éteindre le feu Sarkozy!", a ajouté Benoît Hamon.
Il a tenu délibérément le discours d'un homme qui s'appelle à gouverner le PS, appelant "à la gravité et la solennité" car "il est loin d'être acquis que de la crise naisse un progrès, il n'y a pas d'automaticité".
"Nous allons au-devant d'une grande catastrophe sociale. Et il n'y a pas de grande crise sociale sans crise politique", d'où la lourde responsabilité du PS, a jugé M. Hamon.
Il s'en est pris à "ceux et celles (au PS) qui enracinent l'idée qu'on peut être de gauche et sarko-compatible". "Ceux-là nous ont fait du mal. Ils n'auront aucune place dans la nouvelle direction du PS" que M. Hamon espère constituer autour de lui.
Le leader socialiste a estimé qu'"une bataille est d'ores et déjà gagnée" car les autres responsables PS "sont tous venus sur notre ligne politique, à un moment ou à un autre" dans la préparation du congrès, la crise financière ayant fait des thèses des forces de la gauche du parti "les plus crédibles".
Sans les nommer, il a adressé des piques à Bertrand Delanoë, ironisant sur la nécessité pour le PS "d'avoir un vrai chef", à Ségolène Royal pour avoir songé à François Bayrou comme Premier ministre en cas de victoire en 2007, et à Martine Aubry à qui il a reproché un accord avec le MoDem aux dernières municipales.
Réunion Publique
de présentation de la Motion C et de débat
En présence de :
Marie-Noëlle Lienemann,
Députée européenne
Mercredi 29 Octobre à 20h30
Maison des Associations
Rue des Anciennes Mairies
Nanterre – RER A Nanterre Ville
Voter le 6 novembre pour la motion Un monde d’avance c’est :
Affirmer une orientation à gauche pour notre parti. La Gauche est victorieuse lorsqu’elle est la Gauche, comme en 1981 ou en 1997. Elle est défaite lorsque les électeurs ne savent plus qui elle est, comme en 2002 ou 2007. Pour gagner en 2012, le Parti Socialiste doit donc s’affirmer à gauche et se décomplexer.
Vouloir un changement réel par rapport à la direction sortante du PS dont sont issues les 3 autres principales motions.
Faire le choix du renouveau et de la rénovation : le PS a besoin d’un nouveau souffle, d’un sursaut, que porte la candidature de Benoît Hamon plus que toute autre.
C’est ainsi offrir aux Français les raisons d’espérer qu’ils attendent de nous.
C’est donner à la Gauche les meilleures chances de gagner en 2012.
Le 6 novembre, saisissons la chance qui nous est donnée d’affirmer notre volonté de voir notre parti changer.
Ensemble, prenons un monde d’avance, reconstruisons l’espoir.
Parce qu’elle est une motion de rassemblement
Là où d’autres se divisent pour cause d’ambitions concurrentes, nous avons choisi de nous rassembler. Les militants de 7 contributions se retrouvent sur notre motion.
Parce qu’elle fait le pari du renouvellement
Chaque motion promet le renouveau et la rénovation. Nous avons choisi de passer des paroles aux actes : le premier signataire de la motion C est BENOIT HAMON, eurodéputé de 41 ans.
Parce qu’elle n’a pas attendu la crise financière pour parler de la faillite du modèle néo libéral !
Avant même la phase des contributions, nous avons mis en avant la responsabilité du système dans les 4 crises majeures que traverse le monde (alimentaire, énergétique, environnementale, financière) et proposé des réponses fortes remédier à celles-ci.
Parce qu’elle est claire sur les orientations
Contrairement à d’autres, nous n’avons jamais caressé le rêve de concilier socialisme et libéralisme. Nous plaidons au contraire pour une gauche décomplexée, fière de ses valeurs, offensive face à la droite.
Parce qu’elle est précise sur les propositions !
Aux discours vagues et aux orientations floues, nous préférons des propositions précises, susceptibles de mobiliser le peuple de gauche : Sur les salaires, sur les retraites, sur l’école, sur les services publics, sur la réforme des institutions, sur la démocratie dans les médias, nous proposons aux militants des réformes ambitieuses et réalistes.
Parce qu’elle est la seule à proposer une position sans ambigüité sur les alliances !
Le congrès sera utile s’il affirme sans ambiguïté que le PS revendique une stratégie claire de refus d’alliance avec le centre. Nous proposons d’engager une démarche politique pour l’émergence d'un "Parti de la Gauche".
Rendez-vous avec Benoît HAMON pour
Métro Gobelins
devant la Société Générale, avenue des Gobelins
Manifestation en soutien aux enseignants, parents d'élèves, lycéens, étudiants, etc. qui défileront pour défendre le service public d'éducation, contre la politique du gouvernement qui ne voit en l'éducation qu'un moyen de faire des économies.
Benoît Hamon, candidat à la succession de François Hollande à la tête du PS, a affirmé mercredi que lui et ses amis présentaient, parmi les socialistes, "les réponses les plus crédibles" à la crise financière actuelle, qu’il a identifiée comme "une crise du capitalisme".
"C’est la constance de notre message qui nous caractérise. Nous formulons les réponses les plus crédibles, parce que nous avons anticipé la crise (...) Nous avons une crédibilité que d’autres n’ont pas", a affirmé à la presse le leader de l’aile gauche du PS.
Il venait de clore à l’Institut d’études politiques de Paris une conférence sur la crise financière à laquelle ont pris part les économistes Jacques Sapir, Bernard Maris et Frédéric Lordon, ainsi que les responsables socialistes Henri Emmanuelli, Pierre Larrouturou et Paul Quilès.
Selon le jeune député européen (41 ans), les chefs de file des autres motions pour le Congrès de Reims à la mi-novembre présentent "des argumentaires de congrès ordinaire dans un contexte de congrès extraordinaire" vu l’ampleur de la crise. Il a reproché à Bertrand Delanoë de ne parler "quasiment pas" de cette crise.
Tout en estimant qu’"il n’y a pas d’honneur à avoir été des prophètes" dès lors que lui et ses amis n’ont "pas su se faire entendre", Benoît Hamon a estimé dans une brève allocution que "la crise actuelle valide notre critique fondamentale du capitalisme" car il s’agit bien d’"une crise du capitalisme".
"Socialement, les conséquences de la crise seront implacables pour l’emploi, le pouvoir d’achat, le marché du logement, l’accès au crédit, les systèmes de retraite par capitalisation". "Où sont passés les défenseurs, de droite et de gauche, des fonds de pensions ?", a-t-il lancé.
Le candidat au poste de premier secrétaire a estimé que le plan européen de soutien aux banques était "nécessaire" mais qu’il n’avait "d’autre but que de préserver le système".
Selon M. Hamon, ce plan "va coûter de l’argent au contribuable" car il aura des répercussions sur le déficit public, et donc des "conséquences en matière de services publics ou de dette publique".
En outre, "ce plan ne protégera pas les Français de la récession qui va suivre".
Dans un texte remis aux participants, Benoît Hamon a jugé que "rien ne serait pire pour le PS que son action se confonde avec celle de ceux qui veulent renflouer un système, sauver un monde qui s’éteint inexorablement".